Entretien solo podcast Le voyage des initiés par Audrey Merulla - Les synchronicités au quotidien
Épisode 1 Podcast Audrey Merulla Le voyage des Initiés

Les synchronicités dans mon quotidien : apprendre leur langage (épisode solo #3)

“Une synchronicité, ce n’est pas un signe envoyé de l’extérieur. C’est le croisement de deux réalités. L’une[…]

“Une synchronicité, ce n’est pas un signe envoyé de l’extérieur. C’est le croisement de deux réalités. L’une intérieure, l’autre extérieure, qui se rejoignent d’une façon que la logique ordinaire ne peut pas expliquer.”

C’est l’une des premières choses que je pose dans cet épisode. Parce qu’avant d’aller plus loin, il fallait dire ce que les synchronicités sont vraiment et ce qu’elles ne sont pas. Dans un univers saturé de contenus spirituels qui confondent signes, coïncidences et synchronicités, cette précision change tout.

Pour ce premier épisode en solo du Voyage des Initiés, j’avais envie de vous parler de ce phénomène de l’intérieur. Pas comme une experte qui théorise, mais comme quelqu’un qui a appris à vivre avec, à s’en laisser guider, et qui voulait mettre des mots justes sur quelque chose qu’on ressent souvent sans savoir le nommer.

Ce que sont vraiment les synchronicités

Le mot a été forgé par Carl Gustav Jung au début du XXe siècle. Il observait chez ses patients des coïncidences trop chargées de sens pour être simplement aléatoires, des événements extérieurs qui semblaient répondre à des états intérieurs, sans aucun lien de cause à effet, mais reliés par le sens qu’ils portaient ensemble. Ce n’est pas un signe envoyé de l’extérieur. C’est un croisement. Une pensée, un rêve, une émotion forte et au même moment, un événement dans le monde qui y fait écho de façon inexplicable. Les deux rives qui se rejoignent.

Le physicien Philippe Guillemant, chercheur au CNRS, aborde cette question par la physique du temps. Sa thèse : l’avenir n’est pas figé, il existe des bifurcations où notre état intérieur influence littéralement ce qui vient vers nous. Les synchronicités seraient alors des signaux de cohérence. Juste le monde extérieur qui confirme et reflète ce qui se passe à l’intérieur.

Deepak Chopra, lui, parle de conscience quantique : l’observateur et l’observé font partie du même champ. Lorsqu’on est dans un état d’alignement intérieur, les croisements se produisent plus souvent et on les perçoit plus clairement. Trois langages différents pour décrire le même phénomène. Et comme tout langage, ça s’apprend.

Comment j’ai appris à les reconnaître

Pendant longtemps, j’ai fonctionné dans le mental. Je voulais comprendre avant d’avancer, avoir des garanties avant de m’engager. La vie ne donne jamais la carte avant le voyage. J’ai mis du temps à l’accepter. Il y a eu une période de mue, un de ces temps de transition où la logique ne suffit plus. La réalité se comportait d’une façon que mes explications ne pouvaient plus contenir. Des croisements arrivaient. Des répétitions. Des mots qui revenaient sous plusieurs formes différentes.

J’ai commencé à tenir un journal de synchronicités. Simplement noter ce qui arrivait : la chanson, la phrase, la rencontre, le rêve avec ce que je vivais intérieurement au moment où ça se passait. Parce que c’est ça, le cœur d’une synchronicité : le croisement. Et pour le voir, il faut être attentif aux deux rives à la fois.

Écrire une synchronicité, c’est la reconnaître. Et la reconnaître, c’est dire à la vie : j’ai vu le croisement. Je suis disponible pour la suite. Pour ceux qui traversent une période de doute, de perte de repères ou de transition intérieure, cette pratique simple peut changer profondément la qualité de votre attention à ce qui vous arrive.

L’histoire d’Hamilton

Il y a dans cet épisode une histoire que je voulais partager depuis longtemps. Celle qui m’a confirmé, si j’en avais encore besoin, que ce podcast était exactement au bon endroit dans ma vie. J’ai lancé Le Voyage des Initiés le jour de l’anniversaire de mon chat Hamilton. Un choix délibéré, un hommage silencieux à un être d’une présence rare avec lequel j’avais traversé 8 ans de vie dont sept de maladie. Quelques heures après son anniversaire, Hamilton est parti.

Le lendemain, Nicolas Ngo, mon premier invité, repostait sur son Instagram un visuel promotionnel du podcast. Pour l’accompagner, il avait choisi une chanson. Cette chanson s’appelle L’âme qui chante. Elle est de Patrick Hamilton. Le matin précédent, dans les derniers moments, j’avais dit à Hamilton : vas-y, petite âme. Je ne te retiens pas. Sois légère. Va.

Le croisement : ces mots prononcés dans le silence de cette nuit-là, et ce titre choisi par quelqu’un qui ne savait rien de ce que j’avais vécu portant ensemble les deux mots et le nom de celui que je venais de perdre.


Je ne peux pas expliquer ça. Et je n’essaie plus.

Devenir disponible aux synchronicités

La question qui revient le plus souvent est celle-là : comment on fait ? Comment on passe d’une vie où ces croisements glissent sur soi à une vie où on les reconnaît, où ils nous soutiennent vraiment ?


Ce que Jung, Guillemant et Chopra ont en commun, c’est cette conviction : les synchronicités sont disponibles pour tout le monde. Mais elles demandent une certaine qualité de présence intérieure pour être perçues.


Trois choses changent tout :

  • Le lâcher-prise, d’abord. On peut poser une intention de tout son être et en même temps ne pas s’y cramponner. L’attachement rigide à un résultat précis rétrécit le champ de ce qu’on peut percevoir. C’est quand on lâche la forme exacte de ce qu’on attendait que le croisement peut arriver, souvent sous une forme plus juste que celle qu’on avait prévue.
  • La libération émotionnelle, ensuite. Ce qu’on ne digère pas intérieurement finit par créer un bruit de fond qui brouille notre perception. Les émotions non intégrées — une peur ancienne, un deuil non traversé, une colère rangée trop vite — saturent l’espace intérieur. Et quand l’intérieur est saturé, on ne perçoit plus la rive interne du croisement.
  • Le retour dans le corps, enfin. Les synchronicités, on ne les comprend pas d’abord avec le mental : on les ressent. Un frisson, une chaleur dans la poitrine, une impression de suspension du temps. Le corps reconnaît avant que la tête ait formulé quoi que ce soit. Revenir dans le corps, c’est affûter son premier outil de reconnaissance.


Écoutez l’épisode complet

Cet épisode est disponible sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer et YouTube.
👉 Écouter l’épisode solo du Voyage des Initiés directement ici.

Si cet épisode vous a touché, abonnez-vous, laissez une note et un commentaire sur votre plateforme d’écoute. C’est ce qui permet au podcast d’être découvert par ceux qui en ont besoin 🙏.

Et si vous voulez commencer à travailler votre capacité à reconnaître et recevoir les synchronicités au quotidien, le programme 30 jours pour s’ouvrir à la Magie de la vie vous attend…